Vous arrivez sur un terrain, les boules sont déjà sorties et une phrase tombe : « Tu tires ou tu pointes ? ». Comprendre ce vocabulaire évite de jouer au hasard, de mal interpréter une consigne d’équipe ou de contester un coup sans raison.
- Le cochonnet, aussi appelé but ou bouchon, fixe la cible de chaque menée.
- Pointer consiste à placer sa boule près du but, tandis que tirer vise une boule adverse.
- Le carreau désigne un tir qui chasse la boule visée et laisse la boule du tireur près de sa place.
- Faire Fanny signifie perdre sur le score de 13 à 0, selon une tradition de clubs qui ne relève pas du règlement.
- La mesure tranche les points serrés et doit être réalisée avec méthode, sans discussion au pied.
Vocabulaire de la pétanque pour nommer le terrain, le cochonnet et la menée
Le vocabulaire commence avant le premier lancer. Le terrain est la surface de jeu, qu’il soit libre dans un parc ou délimité lors d’un concours. En compétition, le règlement officiel FFPJP parle de terrain de jeu et impose, pour les jeux tracés, des dimensions minimales de 4 mètres de large sur 15 mètres de long à l’article 5. Cette mesure compte lorsque les boules roulent près d’une ligne ou lorsqu’un tir expédie une boule vers une limite.
Le petit élément cible porte plusieurs noms. Le règlement emploie le mot but. Dans les clubs, vous entendrez plus souvent cochonnet ou bouchon. Ces trois mots désignent la même petite bille, généralement en bois, que chaque équipe cherche à approcher. Le but doit mesurer entre 25 et 35 mm, selon l’article 3 du règlement FFPJP. Dire « le bouchon est court » signifie que sa position réduit la distance de jeu, non qu’il serait irrégulier par nature.
Une menée, souvent prononcée « mène », représente une séquence complète. Elle débute avec le lancer du but, se poursuit par le jeu de toutes les boules disponibles et s’achève quand le point est déterminé. L’équipe gagnante de la menée marque autant de points qu’elle possède de boules mieux placées que la meilleure boule adverse. Une partie se gagne à 13 points. Une mène à trois points n’est donc pas une manche gagnée, mais un ajout au score général.
Le mot cercle mérite la même précision. Le joueur lance le but depuis un cercle réglementaire de 35 à 50 cm de diamètre intérieur, comme le précise l’article 6. Pendant le lancer, les deux pieds doivent se trouver entièrement à l’intérieur du cercle et ne doivent pas le quitter avant que la boule jouée ait touché le sol. « Mordre le rond » décrit un pied qui touche ou dépasse le bord. En concours, ce détail entraîne l’annulation de la boule si l’infraction est constatée selon les conditions prévues au règlement.
Le but doit être lancé entre 6 et 10 mètres pour les seniors et juniors, d’après l’article 7 du règlement FFPJP. La distance minimale tombe à 5 mètres et la maximale à 9 mètres pour certaines catégories de jeunes. L’expression « envoyer le bouchon » ne veut donc pas dire le jeter sans contrôle. Il faut regarder le relief, la place des cailloux, l’inclinaison et l’espace disponible derrière le but. Un cochonnet placé à 9,50 mètres sur un sol dur réclame une autre trajectoire qu’un but posé à 6,50 mètres sur un gravier souple.
Le terme « tenir le point » signifie qu’une équipe possède, à cet instant précis, la boule la plus proche du but. Cette situation décide l’ordre de jeu. L’article 15 du règlement FFPJP prévoit que l’équipe qui ne tient pas le point doit jouer. Une équipe qui vient de réussir un bon point ne peut pas garder toutes ses boules pour la fin par simple choix tactique. Elle attend que l’adversaire joue, sauf si ce dernier n’a plus de boule.
Cette base de vocabulaire permet de suivre une partie sans inventer de règle locale. Les mots techniques prennent ensuite leur sens dans les gestes de point et de tir.

Expressions de pétanque au point pour comprendre les gestes du pointeur
Pointer consiste à lancer une boule afin de la placer près du cochonnet. Le mot couvre plusieurs gestes. Un joueur peut rouler, demi-porter ou porter haut selon la distance, la texture du terrain et la présence de boules à franchir. Dire « pose-la devant » indique généralement qu’une boule courte est préférable à une boule trop longue. Une boule placée devant le but peut freiner une boule adverse ou servir d’appui au coup suivant.
L’expression « faire un biberon », parfois réduite à « faire un bibe », décrit une boule collée au but. On entend aussi « embouchonner », « têter » ou « faire un têtard ». Il s’agit d’un très bon point, mais le vocabulaire ne doit pas masquer la lecture du jeu. Une boule contre le cochonnet peut aussi devenir une cible utile pour l’adversaire, qui tentera un tir précis ou un déplacement du but.
« Arriver en chandelle » évoque une boule lancée haut, qui descend presque verticalement et roule peu après son impact. Ce point porté limite les effets d’une pente ou d’un caillou placé dans la trajectoire au sol. Il demande une sortie de main régulière. La boule ne doit pas être accompagnée au-delà du geste autorisé, et le joueur garde ses pieds dans le cercle jusqu’au contact avec le sol, conformément à l’article 6.
Le verbe « bouchonner » possède deux emplois dans les discussions de terrain. Il peut décrire une boule qui vient très près du bouchon. Il peut aussi évoquer un tir ou un point qui déplace le but. Le contexte tranche. Lorsqu’une boule pousse le cochonnet sans le sortir des limites, la mène continue avec un but déplacé. Si le but devient nul, les conséquences sont prévues par l’article 14 du règlement FFPJP, qui règle les situations de but nul pendant une menée.
| Expression entendue | Sens pratique | Situation sur le terrain |
|---|---|---|
| Faire un biberon | Coller sa boule au but | La boule est quasiment en contact avec le cochonnet |
| Jouer devant | Placer une boule avant le but | La boule sert de frein ou gêne une trajectoire adverse |
| Faire un palouf | Rester nettement trop court | La boule s’arrête bien avant la zone utile |
| Jouer volontiers | Aller trop loin | La boule dépasse largement le but |
| Faire un bec | Prendre un obstacle ou une boule avec un effet imprévu | La trajectoire change au dernier moment |
Le « palouf » est une boule très courte. Il ne s’agit pas toujours d’une faute tactique. Si l’équipe adverse possède plusieurs boules derrière le but, une boule devant peut réduire les risques. En revanche, une boule laissée à 1,50 mètre du cochonnet sans obstacle utile offre souvent une occasion de tir ou de reprise de point. Les mots colorés servent à décrire le coup, mais ils ne dispensent jamais d’examiner le résultat.
Une boule annoncée « bonne à pousser » se trouve à une position où un autre lancer peut la rapprocher du but. Cette possibilité explique les débats sur le choix entre point et tir. Une boule devant, à environ 20 cm du cochonnet, peut devenir un point gagnant après une poussée douce. Si le sol est rapide, cette même intention peut expédier la boule au-delà. Le pointeur observe donc le terrain avant de choisir son lancer.
Pour approfondir les termes employés dans les clubs et leurs variantes, consultez ce lexique de la pétanque. Les appellations changent selon les régions, mais le geste décrit reste reconnaissable dès lors que la position des boules est observée avec précision.
Le point ne se juge pas à l’impression. À la fin d’une menée serrée, le vocabulaire du tir prend le relais, puis la mesure départage les deux équipes.
Lexique du tir à la pétanque entre carreau, palet et tir au fer
Tirer consiste à frapper une boule adverse pour l’écarter, la sortir du jeu ou modifier la configuration de la menée. Un « tir au fer » décrit une boule qui touche directement la cible avant de toucher le sol. On dit aussi « plein fer », « dans l’œil » ou « dans la bouche ». Cette formule ne désigne pas une intention vague. Elle décrit un impact direct, recherché pour réduire l’incertitude liée aux cailloux et aux irrégularités du terrain.
Le « tir à la rafle » ou « à la raspaille » est joué au ras du sol. La boule du tireur roule ou rase le gravier avant de toucher la cible. Il peut réussir sur une surface régulière, mais il est davantage exposé aux déviations. Cette différence de vocabulaire aide l’équipe à comprendre le choix du tireur. Un partenaire qui demande un tir au fer réclame une trajectoire directe, non une boule lancée très bas.
Le carreau est un coup où la boule tirée est chassée et où celle du tireur prend sa place, ou reste tout près de l’emplacement initial. Un carreau réussi ne dépend pas seulement de la violence de l’impact. Si la boule du tireur part à un mètre après avoir touché la cible, le tir a pu être utile, mais ce n’est pas le carreau recherché. Cette définition détaillée du carreau à la pétanque permet de distinguer le mot de l’effet réel produit au sol.
Le « palet » se rapproche du carreau sans en être toujours un synonyme strict. Dans l’usage courant, il désigne une boule du tireur restée près de l’endroit de la boule frappée. Certains joueurs réservent le mot carreau au remplacement presque parfait. Les deux expressions restent admises dans la conversation, mais il faut regarder si la boule jouée tient désormais le point, gêne l’adversaire ou laisse une ouverture.
Une « casquette » survient lorsque la boule du tireur effleure le haut de la cible. Celle-ci bouge peu ou part dans une direction non souhaitée. Le « pet de vieille » décrit également un contact faible, sans l’efficacité attendue d’un tir franc. Ces expressions sont moqueuses, mais elles ne justifient pas une pression sur le joueur. Le tireur doit identifier la cause technique, souvent une boule lâchée trop tôt, un bras qui s’ouvre ou une visée modifiée au dernier instant.
Un « crocheton », parfois nommé « brochet », correspond à un tir manqué de loin. Dans plusieurs clubs, l’expression est utilisée lorsque la boule passe à plus de 50 cm de la cible. Cette distance ne figure pas dans le règlement FFPJP : elle relève du langage de joueurs. La différence compte. Une règle officielle entraîne une décision d’arbitrage, tandis qu’une expression décrit seulement la qualité perçue d’un coup.
Le tir peut aussi servir à déplacer le cochonnet. Cette action est souvent appelée « tirer le but » ou « faire sauter le bouchon ». Elle devient tactiquement intéressante si votre équipe a des boules en main et si le but peut être déplacé vers elles. Elle demande une lecture exacte des boules restantes. L’article 14 fixe les conséquences lorsque le but sort du cadre de jeu ou devient nul, avec une attribution de points qui dépend des boules encore en main.
Le vocabulaire du tireur ne récompense pas le geste spectaculaire. Il permet surtout d’annoncer clairement l’action envisagée et de lire la nouvelle disposition après l’impact.
Expressions des joueurs de pétanque pour lire le score et choisir l’ordre de jeu
Une partie se construit autour du score, mais les joueurs parlent souvent de « prendre deux », « faire la mène » ou « limiter à un ». Ces phrases correspondent à une évaluation des boules placées et restantes. Une équipe qui possède deux boules près du cochonnet peut espérer marquer deux points, mais le total n’est acquis qu’après le dernier lancer et une éventuelle mesure. Une boule adverse bien cachée peut imposer un tir plutôt qu’un point prudent.
Le mot « marquer » ne doit pas être confondu avec « tenir ». Vous pouvez tenir le point pendant la menée sans encore marquer quoi que ce soit. Les points ne sont comptés qu’à la fin, lorsque toutes les boules ont été jouées ou lorsque les équipes conviennent qu’aucune boule ne peut améliorer la situation. L’article 15 impose à l’équipe qui ne tient pas le point de jouer. Cette règle évite que les deux formations attendent indéfiniment que l’autre prenne le risque.
« Faire une reprise » signifie reprendre le point à l’adversaire. Cela peut passer par un tir, un point plus serré ou une poussée. « Reprendre la main » est employé de manière plus large quand la configuration devient favorable. Aucun de ces termes ne change l’ordre de jeu réglementaire. Tant que votre équipe est mieux placée, c’est l’autre qui doit lancer. Les discussions s’apaisent vite lorsque chacun regarde d’abord quelle boule est réellement la plus proche.
La formule « on joue pour un » annonce souvent une intention défensive. Si l’adversaire a plusieurs boules proches, essayer un tir difficile peut ouvrir la porte à quatre ou cinq points. Un point prudent peut limiter la perte. Cette lecture se travaille à l’atelier d’entraînement avec des positions concrètes : une boule à 15 cm du cochonnet, deux boules adverses à 30 cm, une boule disponible pour chaque équipe. La décision dépend de la distance, de la qualité du sol et de la capacité réelle du tireur ce jour-là.
Le tableau suivant distingue des expressions courantes de décisions réglementaires. Il aide à ne pas transformer une habitude de terrain en obligation officielle.
| Formule entendue | Ce qu’elle signifie | Référence ou précision |
|---|---|---|
| On tient | Votre équipe a la boule la plus proche | L’autre équipe doit jouer, article 15 FFPJP |
| On prend deux | Deux points sont envisageables | Le décompte attend la fin de la menée |
| Mesure | Les distances paraissent trop proches à l’œil | Mesurage réglementaire, article 26 FFPJP |
| On annule | Le but est devenu nul | Cas réglés par l’article 14 FFPJP |
| À toi de jouer | Votre équipe ne tient plus le point | L’ordre vient de la position des boules, article 15 |
La mesure ne se fait pas avec le pied, une semelle ou un regard approximatif. L’article 26 du règlement FFPJP prévoit que les mesures sont faites par le joueur ayant joué le dernier, ou par l’un de ses partenaires. Les adversaires peuvent ensuite mesurer à leur tour. Un mètre pliant, un compas ou un outil de mesure adapté évite de déplacer les boules. Si aucun accord ne se dégage dans un concours officiel, l’arbitre intervient selon la procédure de l’épreuve.
Le mot « Fanny » appartient à la culture du jeu. Une équipe fait Fanny lorsqu’elle perd 13 à 0. Embrasser une représentation de Fanny ou offrir une consommation relève d’une coutume locale, jamais d’une sanction FFPJP. L’humour reste acceptable tant qu’il ne vise pas à humilier les joueurs, surtout les débutants ou les jeunes licenciés.
Les expressions de score deviennent utiles lorsqu’elles conduisent à une décision claire. Une équipe qui annonce le nombre de points visé, la boule à viser et la marge de risque joue avec davantage de cohérence.
Expressions familières de la pétanque à employer sans confondre tradition et règlement
Le langage des boulistes compte des formules drôles, parfois sèches, qui circulent d’un club à l’autre. « Tuer le chien » ne concerne aucun animal. L’expression désigne le fait de jouer par erreur la boule d’un partenaire. Cette faute arrive surtout lorsque plusieurs boules de même marque ou de même aspect sont posées près du cercle. Les boules de compétition doivent porter une gravure d’identification, et les joueurs gagnent à vérifier leurs marques avant le lancer.
« Perdre contre Pâté, Jambon, Beurre » ou « Pim, Pam et Poum » sert à commenter la défaite d’une équipe jugée plus expérimentée face à une formation supposée moins forte. Cette formule n’apporte rien au jeu si elle rabaisse les adversaires. Une partie peut se renverser par une mauvaise lecture du terrain, une série de tirs manqués ou une mène de cinq points. Le niveau se constate au score final et dans la régularité, pas à la réputation annoncée avant le premier lancer.
Certains joueurs disent « faire une mène de feu » lorsqu’une séquence rassemble un bon point, un tir direct et plusieurs boules favorables. L’expression est imagée, mais une mène reste soumise aux mêmes règles qu’une autre. Le but doit être valide, les boules nulles sont retirées selon les cas prévus à l’article 19 du règlement FFPJP, et le score ne peut être inscrit qu’après l’arrêt réel de la menée. La parole enthousiaste n’autorise pas à déplacer une boule pour vérifier une distance.
Le terme « jouer à la donnée » mérite d’être appris. Il désigne le point d’impact visé sur le sol pour que la boule atteigne le but après son rebond ou son roulage. Sur un terrain bosselé, le pointeur ne vise pas directement le cochonnet. Il choisit une donnée, par exemple 60 cm avant le but et légèrement à gauche, parce qu’une pente ramène la boule vers la droite. Cette expression décrit une décision technique précise et mérite mieux qu’un emploi décoratif.
Lorsqu’un joueur dit « serre le jeu », il demande de réduire l’écart entre votre boule et le but. « Ouvre le jeu » peut, au contraire, viser à déplacer des boules ou le cochonnet afin de créer une configuration moins compacte. Ces annonces gagnent à être complétées par une information mesurable : « pose devant à 30 cm », « tire la boule de droite », « cherche le fer ». Les consignes trop floues créent des malentendus, surtout quand le terrain est bruyant.
Pour les formats d’équipe, « doublette » désigne deux joueurs par camp et « triplette » trois joueurs par camp. Le nombre de boules change avec la formule. En triplette, chaque joueur utilise deux boules. En doublette et en tête-à-tête, chaque joueur en utilise trois, selon l’article 3 du règlement FFPJP. Les rôles de pointeur, milieu et tireur aident à organiser l’équipe, mais ils ne retirent à personne le droit de jouer une boule dans la limite de son tour et des décisions collectives.
Les débutants ont intérêt à s’inscrire en triplette au premier mois de club. Le partage des choix réduit la pression et permet d’entendre le vocabulaire dans une situation réelle. Une boule loisir en acier chromé se trouve couramment entre 35 et 45 € constatés en mars 2026, mais elle n’est pas admise dans toutes les compétitions. Pour un concours officiel, contrôlez l’homologation et la gravure sur les boules avant l’inscription. Les conditions de licence, d’homologation ou de litige administratif relèvent de l’instance FFPJP compétente, pas d’une discussion au bord du terrain.
Ce vocabulaire vit parce qu’il sert le jeu. Une expression réussie décrit un geste, une position ou une décision sans remplacer la précision nécessaire au lancer suivant.
Quelle différence y a-t-il entre le cochonnet, le bouchon et le but ?
Ces trois termes désignent la petite cible de la partie. Le règlement FFPJP utilise le mot but, tandis que cochonnet et bouchon sont les appellations les plus fréquentes dans les clubs.
Qu’appelle-t-on un carreau à la pétanque ?
Un carreau est un tir qui chasse la boule adverse et laisse la boule du tireur à sa place ou très près de l’emplacement initial. Un tir réussi qui laisse repartir la boule du tireur loin de la cible n’est pas forcément un carreau.
Que signifie faire Fanny ?
Faire Fanny signifie perdre une partie sur le score de 13 à 0. Les rites associés, comme embrasser une représentation de Fanny ou offrir une consommation, relèvent de coutumes locales et non du règlement FFPJP.
Qui doit jouer lorsqu’une équipe tient le point ?
Selon l’article 15 du règlement FFPJP, l’équipe qui ne tient pas le point doit jouer. L’équipe dont la boule est la plus proche du but attend donc le lancer adverse.
