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Qu’est-ce qu’un carreau à la pétanque : la définition

9 septembre 2026 19 min de lecture Mis a jour 10 septembre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Un tir frappe une boule adverse, celle-ci sort du jeu utile et la boule jouée reste près de l’impact. Cette action porte le nom de carreau à la pétanque. Le geste impressionne, mais il ne donne aucun bonus de score : seules les positions finales autour du but déterminent les points.

En bref

  • Le carreau remplace, totalement ou presque, une boule adverse par la boule du tireur.
  • Un carreau parfait laisse la boule du joueur près de la place occupée par la cible.
  • Un carreau allongé avance après le choc, tandis qu’un rétro repart vers l’arrière.
  • Le règlement FFPJP ne compte pas un carreau comme un point supplémentaire.
  • La position finale des boules, du cochonnet et les limites du terrain fixent le score de la mène.

La définition du carreau à la pétanque et les mots employés sur le terrain

Le carreau est un tir de précision dans lequel la boule lancée frappe directement une boule adverse et prend sa place, ou reste très près de celle-ci. La cible est déplacée, souvent sortie de la zone qui lui donnait le point, tandis que la boule du tireur demeure utile pour son équipe. Dans la pratique, l’action se joue en une fraction de seconde, mais son intérêt se juge seulement une fois que toutes les boules se sont immobilisées.

Le mot appartient au langage des joueurs, et non au vocabulaire de comptage prévu par le règlement. Sur un boulodrome, certains parlent d’un « arrêt », d’un « gel », d’un « œuf » ou d’une « rustine ». Ces termes décrivent une impression de jeu ou une forme de résultat, mais ils ne changent ni la validité du tir ni la manière de calculer le point.

Le carreau se distingue d’un tir qui se contente de chasser la boule visée. Un tir réussi peut expédier la boule adverse loin du cochonnet, mais si la boule du tireur roule elle aussi hors de la zone, il s’agit d’un bon dégagement et non d’un carreau au sens habituel. Le carreau suppose donc un double effet : enlever la cible et conserver une présence favorable dans le jeu.

La pétanque autorise plusieurs manières de tirer. Le tir à la rafle consiste à faire rouler la boule sur le terrain avant l’impact. Le tir devant vise à poser la boule juste avant la cible, avec un rebond qui absorbe une partie de l’énergie. Le tir au fer, lui, cherche le contact direct avec la boule adverse et constitue la trajectoire la plus souvent associée au carreau.

Cette association mérite une nuance. Un joueur peut réussir un carreau sur un tir légèrement porté, si la boule prend la cible avec assez de netteté et reste dans une position favorable. À l’inverse, un tir au fer très pur ne devient pas automatiquement un carreau si la boule jouée repart à plusieurs mètres ou sort des limites du cadre de jeu.

Les trois formes de carreau observées en partie

Le carreau parfait, également appelé arrêt, est la forme recherchée lorsqu’il faut reprendre le point immédiatement. Après le choc, la boule du tireur reste presque à l’emplacement de la boule frappée. Sur un terrain régulier, ce résultat demande un impact plein et une vitesse maîtrisée, car un excès de force allonge la boule après le contact.

Le carreau allongé survient lorsque la boule du tireur continue sa course vers l’avant après avoir touché la cible. Il peut rester favorable si elle avance vers le cochonnet ou se place devant une boule adverse. Il devient gênant quand elle dépasse le but et laisse à l’adversaire une occasion simple de reprendre le point.

Le carreau rétro, aussi appelé carreau reculé, se produit lorsque la boule jouée revient légèrement vers le tireur après le choc. Cette réaction dépend de l’impact, de la rotation donnée au lâcher, de la dureté du sol et de la position de la cible. Il n’existe pas de geste unique qui garantisse ce recul, car un gravier mobile, un terrain compact et une boule posée dans un creux ne répondent pas de la même manière.

La distance de tir modifie la difficulté. À huit mètres, une trajectoire droite et une hauteur de boule cohérente permettent déjà de travailler le contact. À neuf ou dix mètres, la moindre erreur d’axe se transforme en manque, surtout lorsque la cible présente peu de surface. Les repères utiles pour adapter le geste selon l’éloignement sont détaillés dans ce guide sur la distance de tir à la pétanque.

Le carreau est donc un résultat technique, pas un geste figé. Il dépend de la boule choisie, de l’angle d’arrivée, de la force engagée et de la lecture du terrain. Un tir propre qui laisse une boule à vingt centimètres du point peut avoir plus de valeur qu’un arrêt parfait placé derrière le but.

Boule de pétanque près du but rouge sur un terrain en terre battue
Illustration générée par intelligence artificielle.

Pourquoi un carreau ne rapporte pas automatiquement de point à la pétanque

Un carreau ne vaut ni deux points ni un point garanti. La pétanque compte les points selon les distances finales entre les boules et le but. L’article 30 du règlement officiel de jeu de la FFPJP précise que l’équipe ayant une ou plusieurs boules plus proches du but que la meilleure boule adverse marque autant de points qu’elle possède de boules mieux placées.

Le tir peut donc transformer une mène, sans modifier la règle de score. Si une boule adverse tenait le point et que votre boule prend sa place, votre équipe marque un point seulement si elle devient réellement la plus proche du cochonnet. Si deux autres boules de votre camp sont encore mieux placées, l’équipe peut en marquer trois ; si une boule adverse demeure plus proche, le carreau ne rapporte rien.

Situation après le tir Position finale Effet sur le score
La cible sort et la boule tirée prend le point Votre boule est la plus proche du but Un point possible, selon les autres boules en jeu
La cible sort mais une autre boule adverse reste devant L’adversaire conserve la meilleure distance Aucun point automatique
Le tir déplace plusieurs boules Le classement des distances change Mesure nécessaire avant tout décompte
La boule tirée sort des limites Elle est nulle Elle ne peut plus compter

Cette distinction évite une erreur fréquente dans les parties amicales. Le joueur qui vient de réussir un beau coup regarde sa boule restée près de l’impact et annonce le point trop vite. Pourtant, une boule adverse placée de biais, à peine visible derrière le cochonnet, peut être plus près. Après un choc qui a déplacé le jeu, l’œil donne une première lecture, mais il ne remplace pas la mesure.

La méthode consiste à attendre l’arrêt complet des éléments, puis à comparer la meilleure boule de chaque équipe. Si les distances sont proches, le mètre ruban, le compas ou l’instrument de mesure adapté tranche la situation. Les principes pratiques pour mesurer après un carreau aident à éviter les annonces hâtives et les discussions qui coupent le rythme de la mène.

Le score dépend de la mène entière, pas de la beauté du tir

Le carreau peut libérer une boule partenaire, ouvrir un passage vers le but ou éliminer une boule qui bloquait l’accès. Son effet tactique dépasse donc le seul point immédiatement visible. Dans une triplette, un tir qui enlève une boule adverse sans conserver la sienne peut être le bon choix si deux boules amies tiennent déjà le jeu.

À l’inverse, conserver sa boule près de l’impact peut créer une difficulté nouvelle. Une boule arrêtée juste devant le cochonnet devient parfois une protection pour l’adversaire, qui peut s’en servir comme appui ou écran. Le tir doit être choisi selon la place du but, la qualité du terrain, le nombre de boules restantes et le score de la partie.

Dans une partie disputée en doublette ou en triplette, le format fixe aussi le nombre de boules disponibles pour chaque équipe. Les conséquences tactiques varient donc selon qu’il reste une boule à jouer ou quatre. Les différences entre les formules sont présentées dans cette page sur le format d’une partie de pétanque.

Le bon calcul ne consiste pas à chercher un geste spectaculaire. Il consiste à obtenir une position finale qui oblige l’adversaire à prendre un risque plus grand que le vôtre. Un carreau utile est celui qui améliore la situation de l’équipe au moment précis où il est joué.

Comment réaliser un carreau à la pétanque avec une technique régulière

La réalisation d’un carreau commence dans le cercle. L’article 6 du règlement FFPJP impose au joueur de garder les deux pieds entièrement à l’intérieur du cercle jusqu’à ce que la boule jouée ait touché le sol. Un pied qui déborde ou se soulève avant le contact constitue une faute, même si le tir frappe la cible avec une précision remarquable.

La position doit rester simple. Les pieds sont à plat, le poids du corps est stable et les épaules font face à la ligne de tir. Un tireur qui cherche à forcer le bras perd souvent l’axe au lâcher. La vitesse doit venir du balancier et de l’accompagnement, non d’un coup brusque de l’épaule ou du poignet.

Le regard se fixe d’abord sur la boule cible, puis sur le point d’impact souhaité. Pour un contact au fer, la boule doit arriver sur une ligne directe et avec une hauteur adaptée à la distance. Une boule lancée trop bas risque de toucher un gravier, de dévier ou de raser la cible ; trop haute, elle tombe devant et produit un rebond difficile à prévoir.

  • Placez les deux pieds entièrement dans le cercle avant de prendre votre élan.
  • Visez le centre visible de la boule adverse, sans chercher à corriger au dernier instant.
  • Laissez le bras descendre et remonter dans un balancier continu.
  • Relâchez la boule dans l’axe du bras, avec la paume orientée vers la cible.
  • Restez immobile après le lâcher afin de contrôler votre équilibre et votre geste.

Le poignet intervient avec retenue. Un léger accompagnement peut aider à donner une rotation qui freine la boule après l’impact, mais une cassure volontaire du poignet perturbe souvent la direction. Le carreau rétro n’est pas une commande mécanique que l’on ajoute à chaque lancer. Il apparaît quand l’impact, la rotation et la nature du sol travaillent dans le même sens.

Adapter le tir au terrain et à la position de la cible

Un terrain dur et roulant demande généralement une boule plus portée. Après le choc, la boule conserve davantage d’énergie et peut allonger. Un terrain profond, avec des gravillons souples ou des irrégularités, retient davantage la boule mais rend le rebond moins prévisible. Avant une partie, quelques tirs d’essai donnent des indications utiles sur la réaction du sol.

La position de la cible compte autant que la distance. Une boule isolée se tire sans craindre de déplacer un paquet de jeu. Une boule collée à une autre, située devant le cochonnet ou encadrée par des boules amies, exige une décision plus prudente. Le tireur ne vise plus seulement une boule : il anticipe la direction possible des déplacements après le choc.

Le choix entre tir au fer, tir devant et tir à la rafle dépend de cette lecture. Un tir au fer convient lorsqu’il faut enlever une cible nette et garder une chance d’arrêt. Un tir devant peut être plus raisonnable sur un sol dur, car le premier contact avec le terrain ralentit la boule. Les différentes trajectoires sont détaillées dans ce guide des techniques de tir à la pétanque.

L’entraînement le plus utile commence à distance stable. Placez une boule cible à huit mètres, tirez une série courte et notez les impacts francs, les boules trop courtes et les boules trop longues. Puis décalez la cible à neuf mètres, sans modifier brutalement tout le geste. La progression vient de corrections limitées et répétées, pas d’un changement de technique après chaque manque.

Pour les questions portant sur douleur, fatigue persistante ou reprise après blessure, l’avis doit venir d’un professionnel de santé qualifié. Sur le terrain, le travail porte sur l’équilibre, le respect du cercle et la répétition d’un geste contrôlé.

Les règles FFPJP qui s’appliquent après un carreau et un déplacement du cochonnet

Après un carreau, aucune boule ne doit être replacée parce qu’elle a été déplacée par le choc d’un tir régulier. Les positions atteintes à la fin de l’action servent de base au jeu. Cette logique vaut pour la boule ciblée, pour la boule tirée et pour les autres boules entraînées dans le mouvement, à condition qu’aucune faute ou intervention extérieure ne soit constatée.

Une boule qui franchit les limites autorisées devient nulle dans les conditions prévues par l’article 19 du règlement FFPJP. Le fait qu’elle provienne d’un carreau réussi ne lui donne aucun statut particulier. Si la boule tirée sort, elle ne peut plus prendre le point ; si la boule adverse sort et que votre boule reste, la situation devient souvent favorable, mais elle doit toujours être comparée aux autres boules valables.

Le cochonnet peut lui aussi bouger lors de la même action. Il faut alors attendre l’arrêt complet de toutes les boules et du but avant de commenter le résultat. L’article 14 encadre les cas où le but devient nul, notamment lorsqu’il sort des limites autorisées ou lorsqu’il n’est plus visible dans certaines configurations prévues par le règlement.

Si le but demeure valable, la mène continue depuis sa nouvelle position. Les boules qui semblaient mal placées avant le tir peuvent alors devenir gagnantes, tandis qu’une boule qui tenait le point peut se retrouver loin derrière. Les règles concernant le cochonnet doivent être appliquées avec précision ; cette ressource sur la règle du cochonnet à la pétanque permet de vérifier les situations habituelles.

La mesure après un tir qui a déplacé plusieurs éléments

La mesure ne doit pas commencer tant que les boules bougent encore. Après leur immobilisation, chaque équipe peut regarder le jeu, identifier sa meilleure boule et demander un contrôle si les distances sont trop proches pour être tranchées visuellement. L’article 29 du règlement FFPJP prévoit que tout point contesté doit être mesuré.

Le joueur qui s’empresse de toucher une boule avant la fin de la vérification prend un risque inutile. Une boule déplacée avant l’accord sur le point peut créer une difficulté de décision, surtout si la position initiale n’a pas été repérée avec certitude. Les débats ne se règlent pas au souvenir du choc, mais par l’observation des positions arrêtées et par une mesure réalisée calmement.

Le mètre se place depuis le point le plus proche du cochonnet jusqu’au point le plus proche de chaque boule comparée. Une boule située derrière le but peut paraître loin alors qu’elle le tient, car la perspective écrase les distances. Sur un terrain clair ou en pente légère, cette erreur visuelle est fréquente.

Un carreau qui pousse le but vers une boule adverse peut faire perdre le point, même si la boule visée a parfaitement quitté le jeu. Cette situation rappelle que l’action doit être évaluée dans son ensemble. Le tir, les rebonds, le déplacement éventuel du cochonnet et les boules encore valables forment une seule séquence réglementaire.

Un litige sérieux qui dépasse la conduite immédiate d’une partie doit être porté vers l’arbitre présent ou l’instance FFPJP compétente. Les conditions de réclamation et les procédures hors terrain relèvent de l’organisation fédérale, pas d’une appréciation improvisée entre joueurs.

Choisir le carreau utile selon le jeu, les boules restantes et le score

Le carreau devient une décision tactique avant d’être une démonstration technique. Lorsqu’une boule adverse tient le point et que votre équipe possède encore plusieurs boules, tirer peut ouvrir le jeu. Lorsqu’il reste une seule boule et que le but est entouré de boules, le même choix peut exposer l’équipe à un déplacement défavorable du cochonnet.

Le score influence cette décision. À 12-12, un tir qui risque de propulser le but vers une boule adverse mérite une lecture plus stricte qu’au début de la partie. À 3-8, l’équipe menée peut accepter davantage de risque pour reprendre la main. Il ne s’agit pas de jouer au hasard : il faut comparer le gain possible, le danger d’un manque et les boules qui restent à chaque camp.

Un carreau peut aussi préparer le tir suivant. Si la boule adverse est difficile à atteindre parce qu’elle est protégée par une autre, enlever la boule de devant peut dégager une ligne de jeu. Dans ce cas, la boule tirée n’a pas besoin de rester au point pour être utile. La stratégie ne se limite pas à la position immédiate, elle tient compte des coups qui deviennent possibles après l’impact.

Lire la situation avant de sortir la boule de tir

Avant de tirer, observez d’abord la distance entre le cochonnet et la boule cible. Regardez ensuite les boules placées derrière, sur les côtés et près des limites. Une boule adverse éloignée peut être sans danger, tandis qu’une boule cachée à droite du but peut tenir le point après le moindre déplacement.

Le nombre de boules restantes donne un cadre concret. Si l’adversaire n’a plus de boule et que votre équipe tient déjà le point, un tir agressif peut être superflu. Un point posé ou une boule de sécurité suffit parfois à verrouiller la mène. À l’inverse, si l’adversaire possède encore plusieurs boules, reprendre le point par un carreau peut ne pas suffire si votre boule reste facile à enlever.

Le terrain décide aussi de la marge à accepter. Une surface sèche, plate et compacte favorise les tirs directs, mais elle augmente parfois la distance parcourue après l’impact. Un sol marqué de cailloux peut détourner une boule pourtant bien lancée. Le joueur méthodique teste ces réactions au début de la rencontre et ajuste la hauteur de lancer plutôt que de s’obstiner avec la même trajectoire.

Le matériel doit rester cohérent avec la main et avec le poste occupé. Une boule de compétition n’améliore pas seule la précision du tir. Le règlement FFPJP impose notamment une boule métallique, creuse, d’un diamètre compris entre 70,5 mm et 80 mm, et d’un poids compris entre 650 g et 800 g, conformément à l’article 2. Le choix du poids et du diamètre relève ensuite de la sensation en main et de la régularité du geste.

Un carreau qui reste utile vaut davantage qu’un geste admiré puis oublié. Prenez le temps de lire le but, les boules valables et les limites avant le tir : cette vérification simple évite de transformer une bonne frappe en mauvaise mène.

Un carreau vaut-il deux points à la pétanque ?

Non. Le règlement FFPJP attribue les points selon les distances finales entre les boules et le cochonnet. Un carreau peut permettre de prendre un, deux ou plusieurs points, mais il ne donne aucune prime automatique.

Quelle différence existe entre un carreau et un tir au fer ?

Le tir au fer décrit une trajectoire qui vise directement la boule adverse. Le carreau désigne le résultat recherché lorsque la boule tirée chasse la cible et reste près de sa place. Un tir au fer peut donc ne pas produire de carreau.

Que se passe-t-il si le cochonnet bouge après un carreau ?

Il faut attendre l’arrêt complet de tous les éléments. Si le but reste valable au regard de l’article 14 du règlement FFPJP, la mène continue depuis sa nouvelle position et les distances sont recalculées.

Faut-il mesurer après chaque carreau ?

La mesure devient nécessaire dès que l’œil ne permet pas de déterminer clairement quelle équipe détient le point. L’article 29 du règlement FFPJP prévoit la mesure de tout point contesté.