Vous arrivez sur un terrain de club, le cochonnet a été lancé trop court et une boule a déplacé la marque au sol. La partie se bloque souvent sur une discussion de mémoire. Le règlement officiel de la pétanque FFPJP sert précisément à trancher ces situations, avec des articles applicables en concours comme lors d’un entraînement sérieux.
En bref
- Les lois de jeu FFPJP encadrent la composition des équipes, le cercle, le lancer du but, les boules et les pénalités.
- Le terrain de compétition mesure au minimum 15 m sur 4 m selon l’article 5 du règlement international FIPJP appliqué par la FFPJP.
- Le but doit être envoyé entre 6 et 10 mètres du cercle, sous les conditions détaillées à l’article 7.
- Une mène se joue jusqu’à ce que toutes les boules soient lancées, puis le point est mesuré suivant l’article 26.
- Les contestations doivent être formulées avant le lancement de la boule suivante, conformément à l’article 30.
Où trouver le règlement officiel de la pétanque FFPJP applicable en compétition
Le texte de référence pour les joueurs français est le règlement de jeu publié par la FFPJP, qui reprend le règlement international de la FIPJP pour la pétanque. Il faut distinguer ce document des règlements administratifs, des règles de Coupe de France, du règlement des championnats de France ou encore des décisions propres à un comité départemental. Sur le terrain, un arbitre s’appuie d’abord sur les articles des lois de jeu, puis sur les textes spécifiques de l’épreuve lorsqu’ils existent.
La FFPJP rassemble une fédération de 310 000 licenciés et environ 5 750 clubs selon les données fédérales communiquées dans le cadre de sa transformation numérique. Cette taille impose un cadre commun. Un concours organisé dans les Bouches-du-Rhône, le Nord ou l’Île-de-France ne peut pas inventer une distance de lancer ou une manière locale de mesurer le point. Les usages de boulodrome existent, mais ils ne remplacent pas le texte fédéral.
Lire les articles FFPJP sans confondre règlement de jeu et règlement sportif
L’article 1 définit la composition des équipes. Une équipe peut jouer en triplette avec trois joueurs, en doublette avec deux joueurs ou en tête-à-tête avec un joueur. Chaque participant dispose de deux boules en triplette, de trois boules en doublette et de trois boules en tête-à-tête. Une équipe ne peut donc pas continuer une mène avec une boule supplémentaire prêtée par un voisin, même si le prêt part d’une bonne intention.
Le format de la triplette de pétanque reste le plus accessible pour débuter en club. Il partage les responsabilités de pointage, de milieu et de tir. La lecture du règlement devient aussi plus simple, car chacun sait combien de boules restent à jouer. Dans une situation de jeu serrée, compter les boules encore en main évite de réclamer une mesure alors que l’équipe adverse a encore les moyens de reprendre le point.
Les règles fédérales évoluent parfois par précision rédactionnelle. Il faut donc télécharger le PDF présent sur le portail FFPJP avant une compétition officielle, plutôt que se fier à une capture d’écran ancienne ou à un extrait de réseau social. Les règlements administratifs et sportifs complètent les lois de jeu sans les modifier. Pour une mutation, une qualification ou une réclamation hors terrain, la réponse relève de l’instance FFPJP compétente et non d’une interprétation improvisée au bord du cadre.
Le règlement n’empêche pas le jeu fluide. Il évite surtout qu’une partie se décide au volume de la discussion plutôt qu’à la position réelle des boules.

Règlement FFPJP du terrain, du cercle et du lancer du cochonnet
Le terrain est le premier point vérifiable avant même de jouer une boule. L’article 5 prévoit, pour les compétitions, une aire de jeu de 15 mètres de long et 4 mètres de large au minimum. Des terrains plus petits peuvent être tolérés dans certains cadres et sous conditions, mais un organisateur ne transforme pas librement un couloir étroit en terrain réglementaire. Les limites matérialisées comptent, y compris lorsqu’elles sont seulement tracées sur un sol stabilisé.
La connaissance des dimensions d’un terrain de pétanque aide aussi à mieux choisir son geste. Sur 15 mètres, un tir à 9 mètres demande une trajectoire et une force très différentes d’un tir lancé à 6 mètres. Un terrain rapide, dur et peu chargé en gravier accentue encore le roulage. Les joueurs qui s’entraînent toujours sur une distance identique peinent ensuite à adapter leur longueur en compétition.
Le cercle réglementaire et les distances du but
L’article 6 impose l’emploi d’un cercle tracé ou rigide. Son diamètre intérieur doit se situer entre 35 et 50 cm. Les pieds du joueur doivent rester entièrement à l’intérieur du cercle et ne pas le quitter avant que la boule lancée ait touché le sol. Le cercle doit aussi être placé à au moins 1,50 mètre de tout obstacle ou de la limite d’un terrain interdit, selon les conditions prévues par le même article.
L’article 7 fixe le lancer du but entre 6 et 10 mètres du bord intérieur du cercle pour les joueurs seniors et juniors. Le cochonnet doit également être à 50 cm au moins des limites du terrain et à 1,50 mètre d’un autre cercle ou but utilisé. Ces distances ne sont pas décoratives. Elles empêchent qu’un jeu soit lancé dans une zone impossible à jouer ou dangereuse pour une partie voisine.
| Élément contrôlé | Mesure réglementaire | Référence FFPJP/FIPJP |
|---|---|---|
| Terrain de compétition | 15 m x 4 m minimum | Article 5 |
| Diamètre intérieur du cercle | 35 à 50 cm | Article 6 |
| Distance du but pour seniors et juniors | 6 à 10 m | Article 7 |
| But par rapport à une limite | 50 cm minimum | Article 7 |
| But par rapport à un obstacle ou à un autre jeu | 1,50 m minimum | Article 7 |
Quand un but est mal lancé, l’équipe adverse doit le signaler avant de jouer sa première boule. Une fois cette boule jouée, le but devient valable, sauf cas particulier prévu par le texte. L’article 8 organise cette validité du lancer et l’article 9 traite des situations où le but devient nul pendant la mène. Cette chronologie mérite d’être retenue, car beaucoup de litiges viennent d’une réclamation formulée trop tard.
Le cercle n’est pas une suggestion de placement. Il matérialise le point de départ de chaque lancer et protège l’égalité des distances pour tous les joueurs.
Comment le règlement de pétanque FFPJP organise les boules et le pointage
Les boules utilisées en compétition doivent répondre à l’article 2. Elles sont métalliques, creuses, portent la marque du fabricant et un numéro d’identification. Leur diamètre se situe entre 70,5 mm et 80 mm, tandis que leur poids doit aller de 650 g à 800 g. Une boule fendue, modifiée ou remplie d’un matériau étranger est interdite. L’usure normale existe, mais elle ne doit pas masquer l’identification réglementaire.
Le cochonnet relève de l’article 3. Il peut être en bois ou dans une matière synthétique homologuée, son diamètre doit être compris entre 25 mm et 35 mm. Sa couleur doit permettre de le voir. Un but jaune sur un fond clair ou un cochonnet noir dans l’ombre complique le jeu et la mesure. La question de la taille et de la couleur du cochonnet dépasse donc le simple choix esthétique.
Jouer une boule, déplacer une boule et compter le point
L’article 15 précise que la première boule d’une mène est lancée par un membre de l’équipe qui a gagné le tirage au sort ou la mène précédente. Après cela, l’équipe qui n’a pas le point joue. Cette logique ne change pas si une boule semble proche à l’œil. Tant qu’une mesure n’a pas établi le point ou qu’une boule n’a pas terminé sa course, la situation peut évoluer.
L’article 18 indique qu’une boule qui sort entièrement du terrain de jeu autorisé est nulle. Elle doit être retirée immédiatement du jeu. Une boule arrêtée volontairement par un joueur ou un spectateur ne se traite pas comme une boule arrêtée par le relief du terrain. Les articles 19 et 20 prévoient des conséquences précises selon la personne qui a stoppé la boule et selon le caractère volontaire ou non de l’intervention.
Le pointage demande de la retenue. Une boule placée devant le but n’est pas automatiquement bonne. Il faut regarder l’axe, la distance et les autres boules. La technique de pointage à la pétanque consiste à choisir une donnée simple, une zone de pose, une hauteur de trajectoire et une vitesse adaptée au sol. Le règlement intervient ensuite pour garantir que le résultat se mesure de la même manière pour les deux équipes.
- Attendez l’arrêt complet du cochonnet et des boules avant de discuter le point.
- Repérez les boules qui peuvent gêner le passage du mètre ou du compas.
- Demandez une mesure avant de ramasser une boule susceptible de compter.
- Laissez mesurer un joueur autorisé ou l’arbitre lorsque le désaccord persiste.
- Ne déplacez ni gravier ni objet proche du but avant que la mène soit terminée.
L’article 26 attribue la mesure aux joueurs, avec un instrument approprié tenu par l’équipe qui a joué en dernier. Les adversaires ont le droit de contrôler après la mesure. Un mètre ruban, un compas ou un mesureur adapté vaut mieux qu’un jugement debout à deux mètres du jeu. Les boules doivent être mesurées du plus près au plus loin lorsque leur ordre conditionne le nombre de points.
Une boule bien pointée donne un avantage sportif. Une boule mesurée correctement donne un résultat admis par tous.
Arbitrage FFPJP, temps de jeu et pénalités pendant une mène
L’arbitrage ne consiste pas à attendre une dispute. Il commence par l’application calme de procédures connues. L’article 21 accorde en principe une minute à un joueur pour lancer sa boule ou son but, une fois que tout est en place. Le délai tient compte de la fin de la boule précédente, des mesures éventuelles et du temps nécessaire à la préparation normale du jeu.
Un joueur ne doit pas marcher, gesticuler ou se placer de façon à gêner le tireur adverse. L’article 17 encadre la conduite des joueurs et des spectateurs durant une mène. Les téléphones, discussions au bord du cercle et déplacements dans l’axe du lancer deviennent vite des motifs de tension. En compétition, rester immobile hors de la ligne de jeu lorsqu’un adversaire s’apprête à lancer suffit généralement à éviter l’intervention de l’arbitre.
Les sanctions prévues par le règlement de la pétanque
L’article 31 organise une échelle de pénalités. L’avertissement constitue la première réponse à une infraction constatée. Il peut être suivi de l’annulation de la boule jouée ou à jouer, puis d’une exclusion temporaire du joueur fautif. Dans les cas graves ou répétés, le texte permet l’exclusion de l’équipe. La sanction dépend de la situation réelle, de la répétition et de la décision de l’arbitre présent.
Une boule jouée en dehors du cercle, un dépassement de temps répété ou une tentative de modifier le terrain ne se règlent pas par une négociation entre équipes. L’article 10 interdit notamment de supprimer, déplacer ou écraser un obstacle du terrain. Le joueur peut combler un trou causé par l’impact d’une boule précédemment jouée, mais il ne peut pas préparer une piste de roulement à son avantage.
« Un point qui se mesure à l’œil sans accord des deux équipes, c’est une partie qui finit mal. »
L’article 30 donne une règle pratique pour les réclamations. Toute contestation doit être faite avant le lancement de la boule suivante. Une fois la mène poursuivie, revenir sur une boule déplacée, un but mal lancé ou une mesure non demandée devient beaucoup plus difficile, voire impossible. Cette obligation protège la continuité du jeu et évite que les joueurs gardent une réserve pour la sortir seulement si le score leur devient défavorable.
La FFPJP ouvre en 2026 des inscriptions pour la formation d’arbitre départemental, tandis que le Centre national de formation a programmé quatre lieux pour le Brevet fédéral 2. Ces parcours rappellent qu’un arbitre formé ne tranche pas à l’intuition. Il applique un article, constate un fait et explique la décision dans le cadre prévu par la fédération.
Le respect du délai et de l’ordre des lancers laisse au jeu sa cadence. L’arbitrage n’a plus alors qu’à intervenir sur des faits clairement établis.
Appliquer les lois de jeu FFPJP en club et en concours officiel
Une partie de loisir peut tolérer des arrangements entre joueurs, mais une compétition FFPJP repose sur un cadre identique pour toutes les équipes. La licence, l’identité des participants, la tenue imposée par l’organisateur et les horaires de début relèvent aussi de règles fédérales ou du règlement particulier du concours. Il faut lire l’affiche et les documents du comité avant de se présenter avec une équipe incomplète ou une tenue non conforme.
La tenue varie selon le niveau de l’épreuve. Pour une partie du dimanche, des vêtements propres permettant de jouer librement suffisent. En championnat ou en compétition avec une consigne vestimentaire, le club peut exiger un haut identifié et l’organisateur peut imposer une tenue précise. Les différences entre tenue de pétanque en club et tenue de loisir doivent être regardées avant l’inscription, pas à l’entrée du carré d’honneur.
Préparer son matériel sans acheter à l’aveugle
Le règlement donne les bornes de poids et de diamètre, mais il ne choisit pas les boules à votre place. Pour une main moyenne, des boules striées de 720 g et de 74 mm constituent un repère courant pour un joueur qui pointe et tire alternativement. Une paire loisir en acier chromé se trouvait généralement autour de 35 à 45 € constatés en 2026, tandis que trois boules de compétition homologuées gravées montent fréquemment au-delà de 120 € selon la marque, l’acier et la personnalisation.
Ces prix ne remplacent pas un essai en main. Le diamètre dépend de la largeur de paume et de la longueur des doigts, tandis que le poids dépend du geste et de la fréquence de jeu. Une boule de 800 g n’améliore pas mécaniquement un tir. Elle fatigue surtout un joueur qui n’a pas encore une gestuelle stable. Les caractéristiques constructeur permettent de comparer les modèles, mais seul un essai au boulodrome permet de confirmer la prise.
Le sac à boules est un achat plus utile qu’il n’y paraît pour un licencié qui se déplace chaque semaine. Il protège trois boules, le but, un chiffon et le mètre sans les mélanger à des objets humides. Un modèle simple à compartiment individuel évite que les boules s’entrechoquent dans le coffre. Les joueurs qui souhaitent comparer les formats peuvent consulter ce guide sur le sac de boules de pétanque, puis vérifier la résistance des fermetures et la longueur de sangle en magasin.
Le règlement officiel FFPJP devient réellement utile lorsqu’il accompagne chaque geste. Mesurez dès qu’un point influence la stratégie, respectez le cercle avant de tirer et réclamez immédiatement lorsqu’un fait de jeu vous semble irrégulier.
Quel est le règlement officiel applicable à la pétanque en France ?
La FFPJP applique le règlement international de pétanque de la FIPJP, complété par ses règlements administratifs et sportifs ainsi que par les textes propres à certaines compétitions. Le PDF en vigueur doit être consulté sur le portail fédéral avant une épreuve officielle.
À quelle distance faut-il lancer le cochonnet en pétanque ?
Pour les seniors et juniors, l’article 7 fixe une distance comprise entre 6 et 10 mètres à partir du bord intérieur du cercle. Le but doit aussi respecter les distances prévues vis-à-vis des limites, obstacles et autres jeux.
Combien de temps un joueur a-t-il pour lancer sa boule ?
L’article 21 prévoit une minute pour jouer le but ou une boule, sous réserve des situations de mesure ou d’interruption prévues par le règlement. Un dépassement répété peut entraîner les pénalités de l’article 31.
Qui mesure le point lors d’une mène de pétanque ?
Selon l’article 26, la mesure est effectuée par un joueur de l’équipe qui a joué en dernier, avec un instrument adapté. Les adversaires peuvent ensuite contrôler cette mesure et l’arbitre intervient si le désaccord demeure.
