Vous vous placez dans le cercle, le but est à huit mètres, puis le tireur annonce une boule adverse à frapper. La distance de tir à la pétanque ne se mesure pas avec une règle séparée du reste du jeu : elle découle de la position réglementaire du cochonnet, du cercle et des limites du terrain.
En bref
- Le but doit être lancé entre 6 et 10 mètres du bord intérieur du cercle pour les juniors et seniors.
- Le cercle réglementaire mesure de 35 à 50 cm de diamètre et vos pieds restent entièrement dedans au lancer.
- La portée du tir varie pendant la mène, car le but peut finir entre 3 et 20 mètres du cercle chez les seniors.
- Une partie classique se gagne à 13 points, avec six boules par équipe dans les trois formules de jeu.
- Le tir précis se travaille à la distance réelle de la mène, pas uniquement à sept mètres sur un terrain vide.
Quelle distance de tir à la pétanque faut-il réellement respecter
La distance de tir à la pétanque est souvent présentée comme une mesure fixe. Ce n’est pas exact. Le règlement ne fixe pas une distance autonome entre le tireur et la boule visée : il encadre d’abord la distance entre le cercle de lancement et le but, puis la position du but durant toute la mène.
L’article 7 du règlement officiel FIPJP, appliqué par la FFPJP en compétition de pétanque, impose aux juniors et aux seniors un lancer du but entre 6 mètres minimum et 10 mètres maximum. La mesure part du bord intérieur du cercle le plus proche du cochonnet. Une mesure prise depuis le centre du rond ajoute inutilement 20 à 25 cm et peut transformer un lancer valable en situation contestée.
Cette minimum distance de six mètres protège l’équilibre du jeu. À quatre mètres, un tireur régulier frapperait trop facilement et le pointage perdrait une large part de son intérêt tactique. La maximum distance de dix mètres, elle, évite que le premier lancer impose une portée excessive sur un terrain standard ou encombré.
Une fois les boules jouées, le but peut se déplacer. L’article 9 prévoit qu’il soit valable durant la mène entre 3 et 20 mètres du cercle pour les juniors et seniors. Un tir au fer peut donc se jouer à six mètres au début d’une mène, puis à quinze ou dix-huit mètres après un déplacement du but provoqué par une boule.
La distance du but fixe la portée utile du tireur
Le tireur ne vise pas toujours une boule placée juste devant le cochonnet. Une équipe peut défendre en posant une boule à un mètre derrière le but, ou en barrage à deux mètres devant. Si le but est à neuf mètres, la cible peut alors être à huit mètres ou à onze mètres, avec une hauteur de trajectoire et une force de lancer différentes.
Un tir précis à sept mètres repose surtout sur la stabilité du geste. À dix mètres, la boule doit rester tenue jusqu’à la sortie de main, sans accélération désordonnée de l’épaule. Au-delà de douze mètres, le joueur doit conserver ce même relâchement tout en donnant davantage de portée au tir.
Le tir au fer consiste à frapper directement la boule adverse, avec le moins de terrain possible avant l’impact. Il convient aux terrains durs et réguliers, mais il ne dispense jamais de lire la distance. Un tir lancé trop bas à treize mètres tombe court, tandis qu’une boule envoyée trop haut peut reculer fortement après le choc et laisser le point à l’adversaire.
La technique change aussi selon l’état du sol. Sur une couche de gravier épaisse, une boule tirée devant la cible peut dévier au rebond. Sur un terrain compact, un tir plus rasant prend de la vitesse après l’impact et peut sortir des limites. Les distances réglementaires donnent le cadre, mais la surface impose le réglage du geste.
Le cercle compte autant que la mesure du cochonnet
L’article 6 du règlement FIPJP impose un cercle de 35 à 50 cm de diamètre. Il peut être tracé au sol ou matérialisé par un cercle rigide homologué. Vos deux pieds doivent rester entièrement à l’intérieur, sans décoller ni toucher le cercle, jusqu’à ce que la boule ait touché le sol.
Cette obligation concerne le point comme le tir. Prendre un pas d’élan ou sortir le pied avant le premier impact au sol rend la boule irrégulière. Dans une partie officielle, l’adversaire doit signaler l’infraction selon la procédure prévue par le règlement, avant que la boule litigieuse ne soit jouée de nouveau ou que la mène ne se poursuive.
Le cercle doit lui-même être placé à au moins 1 mètre de tout obstacle et d’une ligne de perte. L’article 7 exige également une distance minimale de 1,50 mètre avec un autre cercle ou un autre but utilisé. Ces espacements évitent qu’un joueur tire de biais, coincé contre une bordure, ou qu’une boule frappe une partie voisine.
La lecture de la portée commence donc avant le premier tir. Un cercle mal positionné, un but trop court ou une limite trop proche faussent toute la mène. Pour approfondir la position autorisée au lancer, consultez les précisions sur la règle du cercle à la pétanque.

Comment lancer le cochonnet entre 6 et 10 mètres sans perdre la mène
Le lancer du cochonnet détermine la première distance de jeu, mais il ne se résume pas à envoyer une petite boule de bois vers le fond du cadre. Un but valable doit respecter simultanément la distance depuis le cercle, les dégagements latéraux et les limites du terrain. L’article 7 du règlement FIPJP rassemble ces conditions.
Le cochonnet réglementaire est en bois ou en matière synthétique autorisée, de 30 mm de diamètre avec une tolérance de plus ou moins un millimètre. Sa couleur doit permettre de le distinguer du sol. Un but trop pâle sur de la dolomie claire gêne autant le pointeur que l’arbitre chargé de vérifier sa position après un déplacement.
Sur un terrain de compétition de 15 mètres de long et 4 mètres de large, lancez le but à sept ou huit mètres pour les exercices de base. Cette longueur laisse une marge de jeu devant et derrière le cochonnet. Elle permet aussi de travailler le tir sans se retrouver trop près des lignes de fond après une boule qui chasse le but.
Le joueur qui a gagné la mène précédente, ou le tirage au sort pour la première mène, trace le cercle et lance le but. Il joue ensuite la première boule. L’équipe qui ne détient pas le point doit jouer, ce qui explique pourquoi une pose de but à neuf mètres peut devenir exigeante si l’adversaire place immédiatement une boule à vingt centimètres.
Les conditions de validité prévues par l’article 7
Le but doit se situer à au moins un mètre de tout obstacle et de toute ligne de perte. Cette obligation vaut dès le lancer initial. Une bordure, un mur, un poteau, une clôture ou une zone interdite empêchent une trajectoire normale et créent un avantage artificiel pour une équipe qui connaît mieux les défauts du terrain.
Le but doit également être visible du cercle. Un cochonnet caché derrière une grosse pierre ou sous une accumulation de gravier ne permet pas un déroulement propre. L’article 7 traite cette visibilité comme une condition de jeu, car le pointeur comme le tireur doivent pouvoir identifier la cible sans déplacer le terrain.
Un premier lancer irrégulier ne donne pas automatiquement le but à l’adversaire. La procédure réglementaire prévoit que l’équipe adverse puisse placer le but dans les conditions prévues. Si elle choisit aussi de le lancer et échoue, les essais successifs sont encadrés. Il ne faut donc pas appliquer la version simplifiée selon laquelle un but trop court change immédiatement de camp.
Marquez toujours le but avant qu’une boule ne soit jouée. Une petite marque stable, faite avec un objet admis et sans creuser le sol, permet de replacer le cochonnet s’il est déplacé accidentellement. Cette précaution devient décisive lorsqu’un tir frappe une boule proche et entraîne le but de quelques centimètres.
La position du but pendant la mène élargit la zone de tir
Après le premier lancer, le cochonnet n’est pas figé. Une boule peut le toucher au point, au tir ou sur un choc indirect. Chez les seniors et juniors, l’article 9 admet le but immobilisé entre trois et vingt mètres du cercle, à condition qu’il reste visible et qu’il ne franchisse pas les limites autorisées du terrain.
Un but sorti du cadre de jeu est nul. Si les deux équipes possèdent encore des boules, la mène est nulle selon l’article 14. Si une seule équipe a encore des boules, elle marque autant de points qu’elle en détient. Cette distinction change la décision tactique lorsqu’un tir sur le but est envisagé à une marque serrée.
Le tir du cochonnet n’est donc pas une fantaisie. Il peut servir à annuler un point adverse difficile à reprendre, ou à déplacer le jeu vers une zone qui vous convient davantage. Il faut cependant compter les boules restantes avant de frapper, car expédier le but hors jeu alors que vous n’avez plus de boule offre des points à l’équipe adverse.
La distance entre cercle et cochonnet doit être contrôlée sans approximation lors d’un concours. Le guide consacré à la distance entre le cercle et le cochonnet aide à retenir le bon point de départ de la mesure.
Une séquence simple permet de poser un but valable sur un terrain inconnu.
- Tracez un cercle de diamètre réglementaire sur une zone stable.
- Vérifiez le mètre disponible devant le rond et sur les côtés.
- Lancez le but à sept ou huit mètres pour une mène de travail.
- Contrôlez la distance depuis le bord intérieur du cercle.
- Marquez le but avant de jouer votre première boule.
Un lancer de but propre donne au tireur une distance lisible, sans discussion inutile dès la première boule.
Quelle technique de tir choisir selon la distance et le terrain
La technique de tir ne se choisit pas parce qu’elle paraît spectaculaire. Elle dépend de la cible, de la distance réelle, de l’état du sol et de la position du but. Un joueur qui tire une boule à six mètres avec le geste utilisé à quatorze mètres augmente ses risques de manquer à gauche ou de tomber derrière.
À courte distance, entre six et huit mètres, un tir au fer avec une trajectoire assez basse limite le temps de vol. La boule doit tomber près de la cible, sans rouler longuement. Le bras accompagne l’axe du tir et la main reste ouverte à la sortie, ce qui réduit l’effet latéral.
Entre neuf et onze mètres, la plupart des joueurs gagnent à relever légèrement le point de lâcher. La boule doit arriver avec assez de hauteur pour ne pas accrocher chaque gravier, mais sans tomber verticalement. La difficulté est de conserver un passage de bras identique, sans chercher la force avec le buste.
À partir de douze mètres, la portée du tir demande un engagement plus ample des jambes et une sortie de main plus haute. Cela ne signifie pas qu’il faut bondir hors du rond. L’article 6 reste applicable : les pieds demeurent dans le cercle jusqu’au contact de la boule avec le sol.
Le tir au fer, le tir devant et le tir plombé
Le tir au fer vise directement la boule adverse. Il offre le résultat le plus net lorsque l’impact est plein et que le terrain est régulier. Une boule frappée au centre peut laisser la boule du tireur près du but : cette action est appelée un carreau lorsqu’elle reste à la place ou très proche de la cible chassée.
Le tir devant consiste à faire tomber sa boule avant la cible pour qu’elle roule ou glisse jusqu’à elle. Il peut être utile sur un sol souple, mais il devient aléatoire sur un gravier profond. À longue distance, le moindre caillou modifie l’axe de la boule et transforme un bon geste en écart de trente centimètres.
Le tir plombé fait descendre la boule plus fortement. Il limite le roulement après l’impact et protège parfois le but lorsque les boules sont serrées. Il demande une appréciation fine de la hauteur, car une boule trop verticale peut rebondir en arrière et déplacer votre propre jeu.
| Distance de la cible | Trajectoire conseillée | Risque à surveiller | Exercice utile |
|---|---|---|---|
| 6 à 8 m | Tir au fer bas et direct | Boule tirée trop fort derrière la cible | Douze boules sur une cible isolée |
| 9 à 11 m | Trajectoire légèrement relevée | Perte d’axe à la sortie de main | Séries de six tirs sur deux distances |
| 12 à 15 m | Tir plombé mesuré | Chute trop courte ou rebond excessif | Trois boules à chaque mètre ajouté |
| 16 à 20 m | Portée haute adaptée au terrain | Forcer l’épaule et sortir de l’axe | Travail occasionnel en concours encadré |
Le tableau sert à organiser l’entraînement, pas à imposer une gestuelle identique à tous. Une boule de 700 g ne réagit pas exactement comme une boule de 780 g. La prise en main, la longueur du bras et la nature du sol modifient aussi la hauteur de chute nécessaire.
Un entraînement mesuré vaut mieux que cent tirs au hasard
Installez une boule cible à sept mètres, puis répétez douze tirs sans changer de position. Notez les boules frappées, les boules courtes et les boules longues. Déplacez ensuite la cible à neuf mètres, sans changer votre routine de préparation, afin d’identifier ce que la distance modifie réellement dans votre geste.
Le but de l’exercice n’est pas de frapper toutes les cibles dès la première série. Il est de savoir si vous manquez par hauteur, par direction ou par dosage. Un joueur qui analyse vingt tirs connaît davantage son niveau qu’un joueur qui retient seulement les deux carreaux réussis.
Le matériel doit rester adapté à la main. Les boules de compétition autorisées mesurent entre 70,5 et 80 mm et pèsent entre 650 et 800 g, conformément aux prescriptions du règlement FIPJP. Au 15 février 2026, une triplette de boules loisir en acier chromé est affichée autour de 35 à 45 € chez les grandes enseignes, tandis qu’une triplette homologuée de compétition débute couramment autour de 75 €.
Les boules de loisir ne conviennent pas aux concours FFPJP si elles ne portent pas les gravures et l’homologation requises. Une boule striée de 720 g, diamètre 74 mm, offre un repère fréquent pour une main moyenne, mais seule une prise en main réelle valide ce choix. Les caractéristiques constructeur doivent être vérifiées avant achat, car les stocks et tarifs changent.
Le détail technique du tir direct est développé dans cette page consacrée au tir au fer à la pétanque. Pour juger un impact et éviter d’annoncer un carreau trop vite, utilisez aussi cette méthode pour mesurer un carreau.
Un geste stable à neuf mètres vous fera gagner davantage de mènes qu’une tentative forcée à quinze mètres.
Comment les règles de pétanque encadrent le tir pendant une mène
Le jeu de boules ne se limite pas à lancer des sphères métalliques vers un objectif. Chaque tir intervient dans une succession précise : une équipe joue tant qu’elle ne détient pas le point, ou tant qu’elle possède encore des boules. Dès qu’elle reprend l’avantage, l’autre équipe doit répondre.
En tête-à-tête, chaque joueur possède trois boules. En doublette, chaque joueur en possède aussi trois, soit six par équipe. En triplette, chaque joueur joue deux boules, ce qui maintient également six boules par formation et donne au tireur une marge d’action plus limitée.
Cette répartition éclaire les choix de distance. En triplette, gaspiller les deux boules du tireur sur une cible à treize mètres peut laisser le milieu et le pointeur sans solution. En tête-à-tête, les trois boules donnent plus de liberté, mais une erreur de dosage coûte directement un tiers du capital de jeu.
Une partie se joue habituellement en 13 points. À la fin d’une mène, seule l’équipe ayant la boule la plus proche du but marque. Elle reçoit un point pour chacune de ses boules mieux placées que la meilleure boule adverse.
Mesurer avant de tirer et après le choc
Un tir ne doit pas être décidé sur une impression de distance. Si une boule adverse est à trente centimètres du but et que votre boule est à trente-cinq centimètres, le tir se justifie souvent. Si l’écart est de cinq centimètres mais que la cible protège le cochonnet, un point de soutien peut être plus prudent.
La mesure se fait avec un mètre, un compas ou tout instrument admis par le règlement. Personne ne doit déplacer les boules ni le but avant l’accord des équipes ou la mesure. L’article 28 du règlement FIPJP traite le déplacement irrégulier des boules ou du but et ses conséquences sur leur validité.
Un désaccord sur le point ne se tranche pas en donnant un coup de pied au gravier ou en tirant une nouvelle boule. Faites mesurer avant de poursuivre. Cette procédure est détaillée dans le guide sur le litige de mesure à la pétanque, utile avant un concours où la pression rend les gestes moins calmes.
Le but comme les boules doivent être marqués lorsqu’ils risquent d’être déplacés. Un joueur qui efface une position en ramassant trop vite prive les deux équipes d’une vérification fiable. Sur un terrain dur, un cercle discret autour de la boule ou une marque au sol permet d’éviter un débat qui n’aurait jamais dû naître.
Les boules mortes et les limites du terrain
L’article 19 du règlement FIPJP prévoit qu’une boule jouée est morte lorsqu’elle sort entièrement du terrain autorisé. Elle doit être retirée du jeu immédiatement. Une boule qui revient ensuite dans l’aire de jeu après avoir rebondi contre un obstacle ne redevient pas valable.
Cette règle compte particulièrement dans le tir long. À quinze mètres, une boule frappée de plein fer peut filer jusqu’à la ligne de fond. Si votre propre boule sort, le tir peut enlever la cible adverse tout en vous laissant sans boule de remplacement, ce qui ne constitue pas toujours un bon résultat.
Le but suit un régime distinct. Lorsqu’il sort des limites autorisées, l’article 14 décide du sort de la mène selon les boules encore disponibles. Avant de viser le cochonnet, regardez donc le score, les boules restantes et l’emplacement des limites, plutôt que de tirer parce que la cible paraît spectaculaire.
Les difficultés liées à la distance deviennent plus nettes lors d’une compétition de pétanque. Le terrain peut être étroit, les parties voisines sont proches, et le règlement est appliqué sans adaptation amicale. Une contestation réglementaire hors du terrain doit être adressée à l’instance FFPJP compétente, qui seule peut traiter les procédures et recours.
Le tir utile est celui qui améliore votre position au score, pas celui qui produit seulement un choc sonore.
Comment adapter la distance de tir en loisir et en compétition de pétanque
Une partie entre proches sur un terrain communal peut accepter des ajustements pratiques, à condition que tous les joueurs les annoncent avant la première mène. Une compétition de pétanque affiliée à la FFPJP ne laisse pas cette liberté. Les articles du règlement s’appliquent, les cercles sont contrôlables et les décisions doivent rester vérifiables.
Le terrain de référence couramment utilisé mesure 15 m x 4 m. Des dimensions réduites peuvent être admises selon les installations et les épreuves, mais un espace trop court empêche de jouer correctement les situations où le but avance vers quinze ou vingt mètres. Le terrain n’est pas un décor : il détermine directement la portée du tir et la sécurité des parties voisines.
En loisir, un jardin ou une allée peut accueillir une partie si le sol est dégagé et si les joueurs évitent les baies vitrées, voitures et passages. Il faut alors fixer une limite claire de jeu et retirer les obstacles dangereux. Reproduire un cercle de 40 ou 45 cm et conserver six à dix mètres vers le but apprend déjà de bons repères.
La tentation est grande de raccourcir à quatre mètres pour les enfants ou les débutants. Cette adaptation peut rendre la séance plus accessible, mais elle ne correspond pas aux règles de pétanque appliquées aux juniors et seniors. Séparez toujours l’exercice pédagogique de la mesure réglementaire utilisée lors d’une partie officielle.
Choisir la bonne distance pour progresser au tir précis
Pour un adulte débutant, travaillez d’abord à sept mètres. Cette distance permet de sentir la trajectoire sans demander une grande puissance. Lorsque six tirs sur douze atteignent une boule cible sans roulement excessif, passez à huit mètres, puis à neuf mètres lors de la même séance.
Pour un joueur de club intermédiaire, alternez les distances au lieu de tirer toujours depuis le même cercle. Placez des cibles à sept, neuf et onze mètres. Cette alternance apprend au corps à doser sans perdre l’axe et prépare aux mènes où le cochonnet se déplace après un tir.
La préparation doit rester sobre. Placez-vous pieds stables dans le rond, regardez la cible, choisissez le point de chute, puis lancez sans multiplier les gestes. Un rituel trop long fatigue le bras, ralentit la partie et donne rarement une meilleure lecture de la cible.
Les chaussures comptent davantage sur sol irrégulier que leur apparence. Une paire avec semelle stable et adhérente suffit en loisir, sans nécessiter un achat spécialisé. Au 15 février 2026, une chaussure de marche ou multisport à semelle crantée se trouve couramment entre 45 et 70 € dans les enseignes généralistes ; pour une compétition, vérifiez aussi les exigences de tenue du concours et de votre comité.
Pointer ou tirer selon la distance et le score
À dix mètres, une boule adverse bien placée semble souvent devoir être tirée. Pourtant, si votre équipe possède cinq boules et l’adversaire une seule, un point de soutien peut être plus rentable qu’un tir difficile. La décision dépend du nombre de boules, de la position du but et du terrain, pas seulement de votre envie de tirer.
À courte portée, le pointage peut créer une défense solide devant le but. À longue portée, une boule pointée courte peut devenir une cible facile. Un tireur doit donc annoncer une cible précise, tandis que les partenaires vérifient qu’un tir manqué ne chasse pas le but vers une zone défavorable.
La triplette facilite cette lecture avec des rôles fréquents de pointeur, milieu et tireur. Ces rôles ne sont pas imposés par le règlement. Ils permettent toutefois de décider plus vite qui doit jouer lorsque la distance augmente et qu’il reste peu de boules.
Dans un concours, gardez un mètre ruban propre et une chiffonnette dans le sac. Le matériel coûte peu au regard des litiges évités : au 15 février 2026, un mètre ruban compact de 3 mètres se vend généralement entre 4 et 10 €. Il sert à contrôler le but, les dégagements et les points disputés sans improvisation.
La précision se construit lorsque chaque tir est relié à une distance mesurée, à une cible annoncée et à une décision de jeu cohérente.
Quelle est la distance réglementaire du cochonnet à la pétanque ?
Pour les juniors et seniors, l’article 7 du règlement FIPJP impose un but lancé entre 6 et 10 mètres du bord intérieur du cercle le plus proche. Le but doit aussi respecter les dégagements prévus avec les obstacles, les lignes de perte et les autres parties.
Existe-t-il une distance minimale de tir pour frapper une boule ?
Le règlement ne fixe pas de distance de tir distincte. La cible peut se trouver à une distance variable selon la position des boules et du cochonnet. Durant la mène, le but est valable entre 3 et 20 mètres du cercle chez les juniors et seniors, selon l’article 9.
Peut-on tirer le cochonnet pendant une mène ?
Oui. Le but peut être frappé par une boule jouée. S’il sort des limites autorisées, l’article 14 du règlement FIPJP détermine si la mène est nulle ou si une équipe marque selon les boules qui lui restent.
Combien de boules un joueur possède-t-il pour une partie ?
Chaque joueur a trois boules en tête-à-tête et en doublette. En triplette, chaque joueur n’a que deux boules. Chaque équipe dispose donc de six boules dans les formats officiels.
