Une mène vient de se terminer, le tableau affiche 12 à 11 et une boule reste en main. À ce moment précis, les 13 points ne représentent pas une formule décorative : ils fixent la durée de la partie, la pression du dernier tir et la manière de gérer chaque boule. La pétanque moderne a retenu ce score après plusieurs formats, pour donner aux concours un cadre commun et praticable.
- Le règlement officiel FFPJP fixe la partie ordinaire à 13 points dans son article 6.
- Le score de 13 n’est pas né avec les premières parties de pétanque : 12, 15 et 21 points ont coexisté selon les périodes et les usages.
- Ce format équilibre une partie assez longue pour laisser revenir une équipe et assez courte pour organiser des concours.
- Les points se comptent à la fin de chaque mène, selon la proximité des boules avec le but, conformément à l’article 30.
- Les parties de poule ou de classement peuvent être ramenées à 11 points lorsque le règlement de la compétition le prévoit.
La règle des 13 points dans le règlement officiel de pétanque
La règle actuelle ne laisse pas place à l’interprétation sur une partie classique. L’article 6 du règlement officiel de la FFPJP et de la FIPJP indique que les parties se jouent en 13 points, avec une possibilité de jouer en 11 points dans les poules et les parties de classement. Sur un boulodrome, cette précision évite une confusion fréquente entre les habitudes de loisir et le cadre d’une compétition pétanque.
Une équipe ne gagne donc pas parce qu’elle a remporté davantage de mènes. Elle gagne lorsqu’elle atteint ou dépasse 13 au score pétanque. Une mène peut rapporter un seul point, mais aussi deux, trois, quatre, cinq ou six points selon le nombre de boules mieux placées que la première boule adverse. En triplette ou en doublette, une équipe peut théoriquement marquer jusqu’à six unités sur une mène. En tête-à-tête, le plafond est de trois.
L’article 30 du règlement FFPJP encadre ce calcul. L’équipe qui possède la boule la plus proche du but marque autant de points qu’elle a de boules mieux placées que la meilleure boule adverse. Cette règle paraît simple sur papier. Elle demande pourtant de la méthode dès que deux boules se trouvent à quelques millimètres du cochonnet, surtout sur un sol caillouteux où les marques visuelles trompent vite.
« Toute boule située plus près du but que la meilleure boule adverse compte pour un point. » L’application de l’article 30 repose sur une mesure réelle, pas sur l’impression laissée par la mène.
Le score de 13 ne signifie pas qu’une partie doit se terminer à 13 exactement. Une équipe menée 12 à 8 peut conclure sur une mène de trois points et gagner 15 à 12. Le tableau n’impose aucun arrêt intermédiaire. À l’inverse, un score de 12 à 12 ne crée pas une manche particulière : la mène suivante est jouée normalement et le premier camp qui prend l’avantage l’emporte.
Cette logique donne du poids à chaque décision tactique. À 10 à 2, une équipe peut choisir un point prudent afin de conserver le but et d’user les boules adverses. À 12 à 11, elle peut au contraire tenter un tir difficile pour empêcher une mène de deux. La règle historique des 13 points conserve ainsi une part de renversement sans installer des parties interminables.
Le format dépend aussi du nombre de joueurs. L’article 3 prévoit trois boules par joueur en tête-à-tête et en doublette, tandis qu’en triplette chaque joueur reçoit deux boules. Une triplette dispose donc de six boules comme une doublette, mais la répartition des rôles change. Le pointeur peut jouer deux boules de construction, le milieu assurer une reprise et le tireur chercher à dégager.
Avant même de compter les points, il faut engager correctement la mène. Le joueur qui a gagné le tirage ou la mène précédente trace ou pose un cercle réglementaire, puis lance le but. Les conditions de validité du lancer relèvent de l’article 7 du règlement FFPJP. Le cochonnet doit être lancé entre 6 et 10 mètres du cercle en compétition senior, et à une distance suffisante des obstacles ou lignes de fond prévues par le règlement.
Le départ de la partie a son propre ordre. L’équipe qui vient de marquer conserve le but pour la mène suivante. Si la mène est nulle, le droit de lancer revient à l’équipe qui avait lancé le but lors de la mène annulée. Les gestes paraissent secondaires lorsqu’un terrain est libre et que l’on joue à quatre amis. Ils deviennent déterminants dès qu’un concours impose une feuille de partie, un temps limité et un arbitre appelé sur un point litigieux.
Pour démarrer sans désaccord, la méthode détaillée pour commencer une partie de pétanque aide à organiser le tirage, le cercle, le lancer du but et le premier jeu. La clarté du premier geste protège souvent la suite de la rencontre. Une partie à 13 points commence par une mène dont les conditions sont identiques pour les deux équipes.

Pourquoi la pétanque est passée de 21 à 13 points
Les origines pétanque ne se résument pas à un chiffre fixé dès le premier jour. Le jeu de boules a connu de nombreuses formes régionales avant la naissance de la pétanque. Les documents et récits disponibles évoquent des parties jouées en 21, 15 ou 12 points selon les époques, les territoires et les organisateurs. Le passage à 13 correspond d’abord à une volonté d’unifier le jeu, pas à une signification magique du nombre.
La pétanque naît du jeu provençal, dont elle modifie la distance et la posture. La tradition locale situe une partie fondatrice à La Ciotat en 1907, autour de Jules Hugues, dit Lenoir, joueur empêché de pratiquer le jeu provençal dans ses conditions habituelles. Le principe consiste alors à lancer depuis un cercle, pieds posés au sol, sans prendre les trois pas d’élan permis dans la longue.
Le premier concours officiellement identifié sous le nom de pétanque se tient à La Ciotat en 1910. Cette date compte davantage que les récits simplifiés sur une invention instantanée. Elle marque l’entrée du jeu dans une pratique organisée, avec des joueurs, des rencontres et la nécessité d’employer des règles du jeu identiques d’un terrain à l’autre.
Le mot pétanque vient du provençal « pèd tanca », qui renvoie aux pieds plantés ou arrêtés. Cette étymologie décrit un geste précis. Elle ne justifie pas les images convenues souvent accolées à ce sport traditionnel. Le joueur garde les deux pieds à l’intérieur du cercle jusqu’à ce que sa boule ait touché le sol, principe repris aujourd’hui à l’article 10 du règlement FFPJP.
Un score de 21 points convenait à des journées où l’organisation restait souple. Il devient plus difficile à gérer lorsque les sociétés de boules se développent et que les concours réunissent plusieurs dizaines d’équipes. Une partie longue bloque un terrain, retarde la ronde suivante et rend le calendrier instable. Passer à 15, puis à 13 points, répond à une contrainte concrète d’organisation.
Les archives réglementaires montrent que l’uniformité s’est construite progressivement. Des règlements antérieurs ont admis plusieurs seuils de victoire, notamment 12, 13 ou 15 points au début des années 1950, puis 13 ou 15 points. La règle actuelle, centrée sur 13 avec l’exception des 11 points en poules, est donc le résultat d’une normalisation. Il serait imprudent d’affirmer qu’un texte unique des années 1920 aurait imposé définitivement le chiffre 13 partout et immédiatement.
La création de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal le 31 juillet 1945 accélère cette cohérence nationale. La FFPJP sépare alors la pétanque et le jeu provençal du cadre plus large de la Fédération française de boules. La Fédération internationale de pétanque et jeu provençal est fondée à Marseille le 8 mars 1958, ce qui renforce l’intérêt d’un langage commun pour les compétitions internationales.
Le choix de 13 points possède une logique sportive. Une équipe dispose de plusieurs mènes pour corriger une mauvaise entame. Dans une partie menée 7 à 0, les adversaires ne sont pas sortis du jeu. Deux mènes de quatre points et une mène de deux remettent les compteurs à niveau. À l’inverse, le score n’offre pas autant de longueur qu’un format à 21, où une équipe largement derrière peut rester sur le terrain longtemps sans réel espoir de retour.
La culture française a parfois prêté au chiffre 13 une valeur de chance ou de malchance. Cette explication ne repose pas sur un article du règlement ni sur une décision fédérale connue. Elle relève d’une lecture populaire du chiffre, pas de l’histoire administrative de la discipline. Le mécanisme retenu par les fédérations répond à la cadence des rencontres, à la lisibilité du résultat et à la possibilité de faire jouer toutes les équipes dans la journée.
Le matériel accompagne cette évolution vers un jeu codifié. Les boules d’acier remplacent progressivement les boules de bois cloutées à partir de la fin des années 1920 et du début des années 1930. Une boule de compétition homologuée doit être métallique, creuse, non truquée, gravée du poids et de la marque du fabricant. L’article 2 du règlement FFPJP fixe un diamètre compris entre 70,5 et 80 mm et un poids compris entre 650 et 800 g.
Cette standardisation du matériel, de la distance de jeu et du score a fait de la pétanque un jeu exportable. Un joueur venu d’un autre comité doit retrouver le même cercle, les mêmes limites de lancer et le même objectif de 13 points. L’histoire du chiffre ne se détache donc jamais de l’histoire plus large d’un jeu devenu sport organisé.
Comment compter les points d’une mène jusqu’au score de 13
Compter les points à la pétanque commence lorsque toutes les boules ont été jouées ou que les équipes conviennent qu’aucune boule restante ne peut modifier le résultat. L’article 30 s’applique alors dans un ordre strict. Il faut d’abord identifier la boule la plus proche du but, puis regarder combien de boules de la même équipe se trouvent avant la première boule adverse.
Une boule à 8 centimètres du cochonnet, une seconde à 15 centimètres et la meilleure boule adverse à 20 centimètres donnent deux points. Si la boule adverse est à 12 centimètres, seule la première boule compte et la mène vaut un point. Le nombre de boules lancées n’a aucune influence directe : seule la distance réelle par rapport au but compte.
La difficulté survient lorsque les deux meilleures boules semblent équidistantes. Le règlement FFPJP prévoit que le point est nul si les boules les plus proches appartiennent chacune à une équipe et se trouvent à égale distance du but. Les équipes reprennent alors le jeu, selon les boules qui leur restent. Si toutes les boules ont été jouées, la mène est nulle et le but revient à l’équipe qui l’avait lancé.
La mesure doit être demandée avant que les boules ou le but soient déplacés. Un mètre pliant, un compas de mesure ou une ficelle tendue permettent d’obtenir un résultat. Les joueurs évitent de poser le mètre contre le but sans précaution, car un déplacement minime peut changer le point. Lors d’un concours, le recours à l’arbitre est préférable si les équipes ne parviennent pas à se mettre d’accord.
Une séquence de comptage fiable tient en quelques gestes précis.
- Repérez la boule qui paraît la plus proche sans déplacer aucune boule.
- Demandez la mesure si l’accord n’est pas immédiat entre les deux équipes.
- Mesurez de la surface de la boule à la surface du but, sans pousser le cochonnet.
- Comptez toutes les boules de l’équipe gagnante placées avant la première adverse.
- Annoncez le score de la mène avant de ramasser les boules.
Le cas du but déplacé demande une attention particulière. Lorsqu’il reste dans les limites de jeu, la mène continue à son nouvel emplacement. Les distances changent, parfois complètement. Une boule qui était perdante peut devenir gagnante après un tir qui déplace le cochonnet de 40 centimètres. Il faut alors lire de nouveau la position du jeu au lieu de compter selon la situation précédente.
Si le but sort des limites autorisées, l’article 14 traite les conséquences. Lorsque chaque équipe possède encore des boules, la mène est nulle. Si une seule équipe a des boules en main, elle marque autant de points qu’elle a de boules restantes. Le principe est parfois mal compris parce qu’il ne dépend pas de la proximité des boules déjà jouées, mais des boules qu’il reste à lancer.
Les limites du terrain doivent être annoncées avant le début de la partie. Sur un terrain tracé, une ligne appartient généralement au terrain de jeu selon les dispositions du règlement local et de l’article 5 sur les terrains réglementaires, tandis que les lignes de perte sont déclarées mortes pour le but. En compétition, l’organisation doit préciser les cadres de jeu. Pour un entraînement libre, les deux équipes ont intérêt à désigner une ligne de fond claire avant de lancer le but.
Le but réglementaire mesure 30 mm, avec une tolérance de plus ou moins 1 mm, et pèse entre 10 et 18 g, conformément à l’article 3. Cette petite taille explique pourquoi une mesure à l’œil reste insuffisante lorsque le jeu est serré. Un but en buis, souvent plus dense qu’un modèle léger, se comporte avec une certaine stabilité, mais il ne rend jamais inutile le mètre.
Les boules doivent également rester conformes. Une boule non homologuée ou modifiée peut entraîner des sanctions prévues à l’article 2, allant de la confiscation à des mesures disciplinaires selon les circonstances. Les questions portant sur une fraude, un litige de club ou une procédure après tournoi doivent être adressées à l’instance FFPJP compétente. Sur le terrain, le bon geste consiste à signaler le doute avant que la mène suivante commence.
Le calcul des points ne se sépare pas de la stratégie. À 12 points, l’équipe qui mène peut chercher une boule très près du but et laisser volontairement un tir difficile. L’équipe adverse, elle, doit déterminer si elle tente le carreau, pousse le but ou construit plusieurs points. Cette lecture se fait boule après boule, jamais seulement en regardant le score affiché.
Le rôle du but mérite un repère clair. Les conditions de lancer, les distances et les cas d’annulation sont détaillés dans ce guide sur la règle du cochonnet à la pétanque. Un point bien mesuré ne suffit pas si le but a été lancé ou déplacé hors des conditions prévues.
Pourquoi 13 points donnent un rythme adapté à la compétition pétanque
Le format de 13 points crée un temps de jeu variable, mais généralement compatible avec l’organisation d’un concours. Une partie ne se joue pas en durée fixe. Elle se termine au score, ce qui permet une rencontre très rapide sur quelques grosses mènes comme une opposition longue où chaque point se défend. Les concours compensent cette incertitude par des horaires, des cadrages et parfois des limites de temps propres à leur règlement.
Une partie gagnée 13 à 0 peut se conclure en trois mènes si l’équipe victorieuse réalise deux mènes de six points puis une mène d’un point. Ce scénario reste rare à bon niveau, mais il est réglementaire. Une partie qui se termine 13 à 12 peut demander plus de vingt mènes si les équipes marquent peu et échangent régulièrement le gain du but.
Le chiffre 13 maintient l’intérêt tactique du jeu. Avec un objectif de 11 points, une mène de quatre points pèse lourd dès le début de rencontre. Avec 15 ou 21 points, les écarts initiaux deviennent moins décisifs mais les concours durent davantage. Les 13 points placent la pétanque dans un format où une erreur majeure peut être rattrapée, sans que les joueurs attendent une heure supplémentaire pour connaître l’équipe qualifiée.
| Format de partie | Usage habituel | Effet sur la tactique | Référence réglementaire |
|---|---|---|---|
| 13 points | Partie ordinaire, concours et championnats | Retour possible après un écart, pression forte à partir de 10 points | Article 6 FFPJP |
| 11 points | Poules et parties de classement si l’organisation le prévoit | Chaque mène de plusieurs points a un impact plus rapide | Article 6 FFPJP |
| 15 points | Anciennes pratiques ou parties amicales convenues à l’avance | Davantage de temps pour installer une tactique longue | Hors format officiel ordinaire |
| 21 points | Usages historiques de jeux de boules | Rencontre plus longue, difficile à intégrer dans un concours dense | Hors format officiel actuel |
Dans une triplette, le score modifie aussi la distribution des responsabilités. À 1 à 1, le pointeur peut tenter un point de construction à 40 ou 50 centimètres du but afin de fermer le jeu. À 11 à 10, il peut être demandé de coller davantage, quitte à livrer une boule plus exposée au tir. La boule qui semble ordinaire à la première mène devient une boule de match près des 13 points.
Le tireur ne doit pourtant pas jouer comme si chaque boule devait produire un carreau. Un tir manqué peut ouvrir un jeu et offrir plusieurs points adverses. Pour comprendre ce geste, la définition précise du carreau à la pétanque rappelle qu’un carreau est une boule tirée qui prend la place de la boule frappée ou reste très près de sa position. C’est un résultat recherché, pas un ordre de jeu automatique.
La cadence officielle comporte également des délais. L’article 21 du règlement FFPJP donne à chaque joueur un maximum d’une minute pour jouer sa boule, à compter du moment où le but ou la boule précédente est arrêté, ou après une mesure. Dans une partie à 13 points, ces minutes s’additionnent. Prendre le temps d’observer est légitime ; retarder systématiquement le jeu ne l’est pas.
Les formats de jeu influencent la durée réelle. En tête-à-tête, chaque joueur a trois boules et les duels deviennent souvent techniques, avec des changements de main fréquents. En doublette, six boules par équipe autorisent une alternance entre point et tir. En triplette, les deux boules par joueur rendent les rôles plus spécialisés et peuvent accélérer certaines décisions.
Les règles de la triplette ne sont pas une copie simplifiée des autres formules. Le nombre de boules, l’ordre des joueurs et les options tactiques exigent une coordination constante. Le détail des règles de la pétanque en triplette permet de vérifier la répartition réglementaire et d’éviter l’erreur classique consistant à croire que chacun possède trois boules.
Le score à 13 protège également l’intérêt du public lors des compétitions. Une rencontre se lit facilement. Le tableau indique l’écart, les joueurs savent si une mène de deux peut finir la partie, et l’adversaire comprend le risque immédiat. Cette visibilité compte dans un championnat où les terrains voisins avancent à des rythmes différents.
Depuis l’arrêté du 31 janvier 2005, la pétanque figure parmi les disciplines reconnues de haut niveau par le ministère chargé des Sports. Ce statut ne transforme pas chaque concours communal en compétition d’élite. Il rappelle toutefois que le jeu possède des règles internationales, des championnats structurés et une exigence technique qui dépasse largement le simple loisir.
Les règles du jeu qui protègent une partie en 13 points
Le score ne peut être juste que si les joueurs respectent la position de départ, l’ordre de jeu et les limites du terrain. Les contestations viennent souvent d’un détail négligé avant le lancer. Un pied posé hors du cercle, un but envoyé trop court ou une boule jouée alors que l’équipe n’a pas la main suffisent à brouiller une mène qui peut décider d’une partie à 12 partout.
L’article 10 impose au joueur de rester à l’intérieur du cercle, les pieds ne devant pas le quitter ni être entièrement décollés du sol avant que la boule ait touché le terrain. Le cercle doit avoir un diamètre intérieur compris entre 35 et 50 cm. Il doit être placé à au moins 1,50 mètre de tout obstacle et de tout autre cercle ou but utilisé, selon les conditions prévues par le règlement.
Le respect du cercle ne relève pas d’un détail esthétique. Un joueur qui avance de 20 centimètres gagne de la distance sur un tir ou un point porté. Sur une mène où le but est à 9,50 mètres, cette avance modifie réellement la difficulté. Le contrôle est donc normal, surtout lorsque le terrain est fermé et que les lignes matérialisent précisément la zone de jeu.
Les précisions pratiques sur la faute de pied à la pétanque permettent de distinguer une posture inconfortable d’une irrégularité. L’arbitre intervient en fonction des faits constatés et des articles applicables. Une question disciplinaire ou une contestation déposée après compétition sort du simple arbitrage de terrain et doit suivre la procédure du comité ou de la FFPJP.
L’équipe qui n’a pas le point doit jouer. Cette règle pratique découle du principe même de la mène : tant qu’une équipe adverse possède une boule mieux placée, elle garde la main. Si une équipe joue alors qu’elle a le point, sa boule est considérée comme jouée. Elle ne peut pas être reprise parce que le choix tactique était mauvais.
Une équipe peut toutefois demander une mesure avant de jouer lorsqu’elle estime avoir le point. Cette demande est saine si elle évite une boule inutile. Elle doit être faite avec calme et sans déplacer les éléments du jeu. L’article 30 donne le cadre du calcul, mais le comportement des joueurs fait la qualité de la partie.
Le but doit être visible. L’article 7 prévoit qu’il soit marqué après son lancer lorsqu’il est difficile à distinguer, et l’article 9 interdit d’effacer ses repères avant la fin de la mène. Sur un terrain couvert de graviers, une marque nette à côté du but protège la mesure après un choc ou après le passage d’un joueur autorisé.
Les distances de lancer du but, entre 6 et 10 mètres pour les catégories adultes, structurent directement la tactique. À 6 mètres, le tireur joue sur une cible plus accessible et le pointeur peut chercher un point serré. À 10 mètres, la lecture du terrain prend davantage de place, tandis que le tir demande un geste plus régulier. Le choix de longueur appartient à l’équipe qui a gagné la mène précédente, dans le respect du cadre réglementaire.
Les limites de perte doivent être connues avant le premier jet. Un but devenu nul entraîne les conséquences prévues par l’article 14, qui diffèrent selon les boules restant à jouer. Une équipe qui possède encore deux boules lorsque le but sort et dont l’adversaire n’en a plus peut marquer deux points. Ce cas paraît sévère, mais il récompense l’équipe qui a conservé ses boules au moment où le jeu devient nul.
Le matériel doit être contrôlable. Une paire de boules de compétition doit afficher son poids et sa marque, et ne peut pas être lestée. Pour un entraînement de loisir, une paire en acier chromé de 720 g et 74 mm se trouvait couramment entre 35 et 45 € constatés en janvier 2026 dans les rayons généralistes. Ces boules peuvent convenir à une découverte, mais elles ne remplacent pas un modèle homologué pour participer à un concours officiel.
La pétanque à 13 points ne repose donc pas seulement sur le dernier point. Elle dépend d’un cercle régulier, d’un but valable, d’un ordre de jeu respecté et d’une mesure réalisée avant de ramasser. Les parties les plus sereines sont souvent celles où ces quatre éléments sont posés sans discussion dès la première mène.
Ce que la règle historique des 13 points change pour les joueurs aujourd’hui
Pour un joueur de club, comprendre la règle des 13 points aide à mieux gérer une partie plutôt qu’à seulement additionner les mènes. Un score de 4 à 0 ne demande pas la même prise de risque qu’un score de 11 à 10. L’équipe qui mène doit conserver un jeu lisible. Celle qui est derrière doit identifier le moment où un point prudent ne suffit plus.
La première adaptation concerne le début de partie. Beaucoup d’équipes se précipitent au tir après une boule adverse correcte, alors qu’il reste cinq boules en main. À 13 points, une mène construite compte autant qu’une mène spectaculaire. Placer deux boules entre 30 et 60 centimètres du but peut forcer l’adversaire à tirer plusieurs fois et créer une ouverture au point.
La deuxième adaptation porte sur le choix de distance. Une équipe qui possède un bon tireur peut envoyer le but à 9,50 mètres afin d’augmenter la difficulté du point adverse. Une équipe plus à l’aise au point court peut rester à 6,50 mètres, à condition de ne pas offrir systématiquement le même jeu. Ces décisions doivent rester conformes à l’article 7 et à l’état réel du terrain.
La troisième adaptation concerne le tableau de marque. Inscrivez chaque mène dès qu’elle est mesurée et validée. Les erreurs de mémoire sont fréquentes après plusieurs échanges de deux ou trois points. Un tableau posé hors de l’aire de jeu, lisible par les deux équipes, évite qu’un score annoncé à 9 à 7 devienne soudain 10 à 7 au moment d’une boule de match.
La notion de boule de match mérite une définition claire. Elle apparaît dès qu’une équipe possède assez de points potentiels pour atteindre ou dépasser 13 sur la mène en cours. À 12 à 10, une équipe qui tient un point avec deux boules mieux placées que l’adversaire n’a pas encore gagné. Elle doit attendre la fin de la mène, car le tir adverse ou le déplacement du but peuvent encore inverser la situation.
Le joueur débutant a intérêt à entrer en triplette dès les premières semaines de club. Le format répartit les tâches et permet d’observer les décisions du milieu et du tireur. Le tête-à-tête expose davantage les défauts de régularité et peut décourager lorsqu’une série de tirs manqués coûte plusieurs mènes. La connaissance du score de 13 devient alors un outil d’apprentissage, pas une pression inutile.
Une paire de boules choisie sans mesure de main complique l’apprentissage. Pour un joueur adulte avec une prise moyenne, une boule striée de 720 g et de 74 mm donne un repère courant pour le point comme pour le tir. Les gammes de compétition demandent de vérifier l’homologation et les gravures. Les tarifs et les disponibilités évoluent vite ; avant achat, vérifiez le prix affiché par l’enseigne et la fiche du fabricant à la date de commande.
Le respect du score passe aussi par la maîtrise de soi lorsque le jeu devient serré. Une mène perdue de quatre points à 8 à 8 ne justifie pas de modifier les boules, de discuter chaque empreinte ou de presser l’adversaire. Il reste une partie à jouer. Les meilleures décisions viennent d’une lecture concrète : nombre de boules restantes, distance du but, état du terrain et capacité réelle de tir.
Les usages amicaux peuvent prévoir une partie en 11 ou en 15 points si tous les joueurs l’acceptent avant le premier lancer. Cette liberté n’autorise pas à transposer le format dans une compétition FFPJP sans l’accord de l’organisation. Le règlement de l’épreuve, affiché ou communiqué par le comité, prime toujours sur l’habitude locale.
La progression passe enfin par la répétition de situations de score. À l’entraînement, jouez des mènes imposées à 12 à 10, à 12 à 12 ou à 8 à 3. Demandez au pointeur de construire, au tireur de choisir entre tir plein fer et tir devant, puis mesurez chaque point douteux. Ce travail rend la règle historique concrète, car les 13 points deviennent une succession de choix précis plutôt qu’un simple nombre en haut du tableau.
À 12 partout, mesurez avant de ramasser et annoncez le point devant les deux équipes : la dernière mène mérite la même rigueur que la première.
Une partie de pétanque doit-elle toujours se jouer en 13 points ?
L’article 6 du règlement FFPJP prévoit une partie ordinaire en 13 points. Il autorise aussi les parties en 11 points pour les poules et les parties de classement lorsque l’organisation de la compétition l’a prévu.
Peut-on gagner une partie avec plus de 13 points ?
Oui. Une équipe menée ou à égalité peut marquer plusieurs points sur la dernière mène. Un score de 14 à 12 ou de 16 à 11 est valable dès lors que l’équipe victorieuse atteint ou dépasse 13 points.
Comment sont attribués les points à la fin d’une mène ?
Selon l’article 30 du règlement FFPJP, l’équipe ayant la boule la plus proche du but marque un point par boule placée mieux que la meilleure boule adverse. Une mesure doit être réalisée en cas de doute.
Que se passe-t-il si le cochonnet sort du terrain ?
L’article 14 prévoit une mène nulle si les deux équipes ont encore des boules. Si une seule équipe dispose de boules restantes, elle marque autant de points qu’elle possède de boules en main.
